Zoophilie : le bourreau des chèvres ira au tribunal -

Zoophilie : le bourreau des chèvres ira au tribunal -: "

Usseau. L’homme arrêté par des éleveurs a confirmé aux gendarmes les soupçons de zoophilie qui pesaient sur lui. Il devra s’en expliquer au tribunal.


Depuis le mois de mai, les éleveurs avaient retrouvé une dizaine de bêtes tuées. Début octobre, ils ont surpris le rôdeur. - (Photo archives NR) Depuis le mois de mai, les éleveurs avaient retrouvé une dizaine de bêtes tuées. Début octobre, ils ont surpris le rôdeur. – (Photo archives NR) - Photo NR


Un quinquagénaire au casier judiciaire vierge est convoqué le 17 novembre prochain en audience de plaider-coupable au tribunal correctionnel de Niort, pour répondre d’actes de cruauté sur animaux, par sévices sexuels. Une convocation qui fait suite à l’étrange affaire révélée le 6 octobre dans nos colonnes. Le week-end précédent, en pleine nuit, des habitants d’Usseau avaient surpris un inconnu sur le chemin qui mène à leur élevage. Ils lui avaient tendu un véritable guet-apens, persuadés, à juste titre, qu’un rôdeur s’en prenait aux chèvres. A plusieurs reprises depuis le mois de mai, ils avaient en effet retrouvé des animaux morts. « Au départ, on ne comprenait pas, indique le père de l’éleveur. Et puis on a trouvé des choses louches » : des traces de strangulation et des restes de liens. Sur place, en présence des gendarmes, le suspect avait fini par avouer des actes sexuels avec les bêtes. Remis en liberté, il a été convoqué et entendu à la brigade depuis. Il a confirmé ses propos et les soupçons de zoophilie qui pesaient sur lui.

Deux associations ont porté plainte


Deux associations de protection animale ont annoncé leur intention de se porter partie civile à son procès : l’ASPAC, basée à La Crèche, et l’oeuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir, une structure nationale : « Nous intervenons habituellement pour des problèmes liés aux conditions d’élevage ou d’abattage, mais nous avons affaire deux à trois fois par an à de tels cas de sévices sexuels », explique son directeur, Frédéric Freund.


repères


Sévices sexuels


La loi punit plus sévèrement celui qui se livre à des relations sexuelles avec un animal que celui qui se contente de le tuer. Les « sévices de nature sexuels » sont en effet passibles de deux ans de prison et 30.000 € d’amende. En revanche, la « destruction sans nécessité » n’est pas un délit. Il s’agit d’une contravention de 5 e classe, pouvant coûter jusqu’à 1.500 €


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