250 canards sauvages capturés par des braconniers –

250 canards sauvages capturés par des braconniers –: "
 Les canards entrent par un goulet et sont pris au piège.  photo oncfs

Les canards entrent par un goulet et sont pris au piège. photo oncfs






L’opération avait été minutieusement préparée par les agents de la brigade de Saint-Laurent, membres du Service départemental de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). En collaboration avec des unités mobiles d’intervention, ils ont effectué un contrôle sur des tonnes à Parempuyre.

Les agents disposaient de renseignements précis. Depuis plusieurs années, ils surveillent ce secteur où le braconnage est institutionnalisé chez certains chasseurs, dont quelques-uns qui pratiquent sans permis. Dans le cadre de leurs missions de police de l’environnement, ils ont découvert un site aménagé pour capturer des canards au mois de février, en pleine période de migration nuptiale. Six volières de 20 mètres, équipées de goulets, de portes basculantes avec câbles et poulies servaient à piéger les oiseaux. 250 canards ont été saisis. Des sarcelles d’hiver, sarcelles d’été, chipeaux, souchets, siffleurs, pilets et milouins avaient été capturés et allaient être vendus. « Leur valeur marchande est estimée à 15 300 euros », confie Sylvain Atinault, chef du service départemental à l’ONCFS.

Des oiseaux vulnérables

Deux armes à feu équipées de silencieux ont été saisies par les agents qui ont constaté deux délits et relevé quatre contraventions à l’encontre des deux personnes propriétaires du lac et de la tonne.

Ils encourent une amende de 3 750 euros ainsi que le retrait du permis de chasser pour une durée de cinq ans maximum.

« Les canards remontent vers le Nord et sont actuellement vulnérables », explique Sylvain Atinault.

« Ils sont vendus soit à des éleveurs clandestins, soit comme appelants auprès de chasseurs à la tonne », indique son adjoint à l’ONCFS, Alain Nossit. À l’automne dernier, les agents étaient intervenus dans ce même secteur du département pour mettre fin au braconnage de l’alouette.

« Lorsqu’un braconnier se fait prendre, nous nous constituons partie civile et demandons la plus grande sévérité », rappelle Henri Sabarot, président de la Fédération départementale des chasseurs de la Gironde et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Le braconnage se fait parfois en toute impunité aux portes de Bordeaux et irrite les chasseurs qui pratiquent dans l’éthique. Face au nombre et à la dangerosité potentielle de certains braconniers, les agents de l’ONCFS souhaiteraient dans ce cas précis avoir l’assistance des forces de la police nationale pour relever les infractions.


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