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L’Incroyable Histoire de Winter le Dauphin

L’Incroyable Histoire de Winter le Dauphin:

« L’Incroyable Histoire de Winter le Dauphin » (Dolphin Tale en anglais) nous raconte comment Winter, un bébé dauphin gravement blessé par l’hélice d’un bateau, a été récupéré par le Clearwater Marine Aquarium, petit delphinarium de bord de mer situé en Floride non loin d’Orlando.
Vu la gravité de l’accident, le malheureux delphineau dut être amputé. Au terme d’une longue et difficile intervention chirurgicale, Winter s’est vu posé d’une prothèse de nageoire caudale, ce qui représente effectivement un exploit en termes scientifiques.
Doté d’une brochette d’acteurs prestigieux tels que Harry Connick Junior, Ashley Jude et Morgan Freeman, le film s’annonce d’ores et déjà comme l’un des « block-busters » les plus juteux de cette fin d’année 2011… mais aussi comme un énorme coup de pub offert à toute l’industrie des delphinariums dans le monde !
Le film, à visée familiale, insiste sur le rôle d’un jeune garçon dans le sauvetage de Winter. Pris d’une grande affection pour le cétacé, celui-ci va avec l’aide de sa mère, d’un vétérinaire et d’un docteur en médecine, faire en sorte de mobiliser l’opinion publique afin que son ami à nageoires soit soigné plutôt qu’euthanasié. Une fois greffé d’une belle caudale et guéri, le brave Winter deviendra comme Flipper, un bon toutou bien dressé et heureux dans son joli bassin bleu…
Voici pour le « synopsis »…
Sans nul doute, ce film arrachera dès novembre des larmes d’émotion aux familles dans les salles, lorsque Winter parviendra, comme ses co-détenus, à effectuer des pirouettes grâce à sa nageoire en plastique. Parents et enfants se diront alors, en essuyant leurs yeux rougis et tandis que la lumière reviendra dans la salle :« Mon dieu ! Quels merveilleux endroits que ces delphinariums ! Comme les dresseurs sont bons avec leurs protégés ! Allons vite voir en vrai ces petits paradis tout propres au Parc Astérix à Paris, au Marineland d’Antibes, à Planète Sauvage près de Nantes ou au Boudewijn Sea Park de Bruges ! »


Les mésaventures du petit Winter n’ont en fait rien de surprenant…
Nombreux sont ses semblables à être gravement mutilés ou carrément décapités par les furieux hors bords sillonnant à toute vitesse le long des côtes du Golfe du Mexique. Moins surprenant encore est le fait que ce bébé de deux mois, promis à une mort certaine, ait été recueilli par le Clearwater Marine Aquarium, un ancien réservoir d’égout recyclé en delphinarium.


Cet établissement commercial, qui se pose en «centre dédié au sauvetage et à la réhabilitation des animaux marins malades ou blessés» mais dont la page d’accueil ressemble plutôt aux rayons d’un supermarché, se donne en effet pour mission de sauver des dauphins en difficulté.
Le problème, c’est qu’il n’en libère que fort peu !
On peut le comprendre dans le cas de Winter. Mais pourquoi Sunset Sam, captif pendant 17 ans et mort d’une classique «infection au foie », Panama, sa seule compagne, Indy, Nicholas Sybil, Halona et tant d’autres dauphins malencontreusement échoués n’ont-ils pas été remis en mer après avoir reçu tous les soins nécessaires par le Clearwater aquarium ou ses succursales floridiennes, telles que Gulf World Marine Park ? Les dauphins libres, qui nagent à quelques pas de ces prisons, auraient pourtant eu tôt fait de les adopter, comme c’est la coutume chez ces tribus côtières aux larges nageoires pectorales.
Parce qu’acquérir un dauphin « frais » coûte cher, en termes de transport et de coûts d’importation.
On sait que toute capture est interdite aux USA depuis la terrible marée rouge qui décima massivement la population des Tursiops truncatus. De juillet 1987 à mars 1988, 750 Tursiops périrent sur la côte atlantique des USA. Leur foie contenait de la brévétoxine. C’est après avoir ingurgité des poissons contaminés que les dauphins ont trouvé la mort et que leur capture fut suspendue pour ne pas affaiblir les derniers effectifs.
C’est donc un grand bonheur pour les gérants de delphinariums que de pouvoir acquérir gratuitement des individus au capital génétique tout neuf,plutôt que de se lancer dans l’élevage en bassin, avec ses risques de consanguinité et ses delphineaux nés-captifs malingres et maladifs…
Le film L’incroyable histoire de Winter le dauphin ne vous dira pas non plus que les pitreries que l’on fait faire aux dauphins ont pour fondement la faim et l’ennui. Un repas de poissons morts expressément réduit leur est servi le matin, mais ce n’est qu’en exécutant des shows qu’ils pourront pleinement se remplir l’estomac et se distraire de la monotonie atroce d’une existence passée toute entière dans un bassin trop petit, privé du moindre enrichissement environnemental.
A cet égard, le Clearwater Aquarium fait très fort, puisqu’il impose à ses détenus de peindre des toiles chatoyantes, revendues ensuite aux visiteurs à des prix astronomiques. En matière d’escroquerie, on trouve difficilement mieux… Car si les dauphins disposent d’une excellente vision, aérienne autant que sous-marine, celle-ci est néanmoins totalement monoculaire et monochromatique. En d’autres termes, ils ne voient pas les couleurs et ne savent donc pas ce qu’ils peignent ! C’est le dresseur qui choisit leurs pinceaux…

D’autres distractions classiques sont également prévues : toucher les dauphins, devenir dresseur pour un jour, se faire photographier en leur compagnie, etc. Tout est bon dans le cochon, tout devient fric dans le dauphin !
Enfin, « L’Incroyable Histoire de Winter le Dauphin » ne vous expliquera pas non plus les souffrances psychologiques mais également physiques que la captivité fait subir aux dauphins, ni le fait que nombre d’entre eux sont capturés avec une violence rare au large de Cuba. Ou carrément dans une mer de sang, lors des grands massacres annuels au Japon, durant lesquels les plus beaux exemplaires échappent au crochet des bouchers pour être expédiés en Chine, au Canada, ou aux Etats-Unis !
Un film mensonger à boycotter de toute urgence !
Préférez-lui « A fall from freedom« , qui dénonce les horreurs de la captivité mais bénéficie de bien moins de pub, on se demande pourquoi …
Pour en savoir plus :

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