Le trésor des petites actions

Un ouvrier d'un abattoir témoigne :
"Une génisse de 3 ans est arrivée dans la zone de tuerie. Et elle était en train de vêler, juste là, le veau était à moitié sorti. Je savais qu'elle allait mourir, alors j'ai tiré le veau. Bon sang, mon patron était fou de rage. (...) Ces veaux, ils les appellent des "avortons". Ils se servent du sang pour la recherche sur le cancer. Et il le voulait, ce veau. (...) Ce n'est pas rien d'avoir une vache qui pend devant vous, et de voir le veau à l'intérieur qui se débat, qui cherche à sortir. (...) Mon patron voulait ce veau, mais je l'ai renvoyé vers le parc à bétail. (...) Vous savez, je suis un ancien marine. Moi, le sang et les tripes, ça ne me dérange pas. Mais le traitement inhumain, il y en a tout simplement trop.
Après l'écorcheur de tête, la carcasse (ou la vache) atteint les "coupeurs de pattes" : "Quand il y en a qui se réveillent, explique un employé de la chaîne, on a l'impression qu'elles cherchent à grimper le long des murs." Quand les vaches arrivent au niveau des coupeurs, les coupeurs de pattes n'ont pas le temps d'attendre que leur collègue vienne assommer de nouveau la vache. Donc, ils leur coupent simplement le bas des pattes avec les pinces : "Les bêtes deviennent folles, elles donnent des coups de pied dans tous les sens."
Comment peut-on encore dire : "Je ne peux pas arrêter de manger de la viande car c'est trop bon !" quand on connaît toute la souffrance avant la mort de l'animal ? 

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