PLUS DE 100 VÉTÉRINAIRES DEMANDENT UNE INTERDICTION DES CIRQUES ANIMALIERS EN FRANCE




Des professionnels tirent la sonnette d’alarme sur la situation des animaux sauvages dans les cirques animaliers et confirment la volonté de 67% de la population qui souhaite leur interdiction

Paris – Une centaine de vétérinaires français ont écrit une lettre au ministre de la Transition écologique et solidaire pour l’appeler à interdire les cirques utilisant des animaux sauvages en France. Ces experts attestent de la détresse des animaux captifs dans ces exploitations itinérantes, où ces êtres sensibles sont détenus à vie, subissent un dressage violent et des conditions de vie frustrantes et incompatibles avec les besoins d’espèces sauvages.

« Nous, vétérinaires exerçant en France, nous souhaitons vous apporter notre avis de professionnels sur la condition des animaux captifs dans les établissements itinérants, » écrivent les 107 vétérinaires dans leur lettre à Nicolas Hulot. « Celui-ci est très clair : la détention, le transport et le dressage des animaux utilisés dans les cirques infligent à ces êtres sensibles des restrictions comportementales, sociales et physiques et donc de la souffrance. »

Ils rappellent également que la Fédération des vétérinaires d’Europe dont fait partie l’Ordre national des vétérinaires (auquel ils appartiennent) avertit que : « Les besoins des mammifères sauvages ne peuvent être satisfaits dans un cirque itinérant, en particulier quant aux conditions de vie et à la possibilité d’exprimer des comportements normaux ».

Cette position reflète la volonté de la population : un sondage récent montre que 67 % des Françaises et des Français sont favorables à l’interdiction de la captivité des animaux sauvages dans les cirques. À l'heure où une vingtaine de pays de l’UE empêchent déjà la venue des cirques animaliers, l’inaction du gouvernement français est incompréhensible.


Les vétérinaires concluent leur lettre ainsi : « La détresse des êtres sensibles n’est pas acceptable et devrait encore moins être montrée en spectacle. C’est pourquoi nous vous demandons de suivre l’exemple de tous les pays qui, en Europe et dans le monde entier, interdisent la détention des animaux sauvages dans les cirques. »

PETA – dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n'avons pas à les utiliser pour notre divertissement » – rappelle que ces « artistes » qui ne sont pas volontaires subissent des méthodes de dressage violentes : certains sont battus, fouettés, électrocutés ou privés de nourriture pour les forcer à apprendre des tours. La frustration et le stress liés à ces conditions de vie insupportables font qu'ils développent souvent des comportements névrotiques anormaux et répétitifs. Grands ou petits, les cirques animaliers sont toujours des lieux de souffrance, il suffit de 60 secondes pour s’en rendre compte.


Plus de 90 villes françaises (dont Ajaccio, Bastia, Creil, Pessac, Saint-Raphaël et Strasbourg) ont déjà proscrit les cirques animaliers de leur territoire tandis que d’autres comme Paris et Rennes demandent une interdiction au niveau national, laquelle serait donc la prochaine étape logique. Plus de 20,000 personnes ont signé la pétition de PETA pour des cirques sans animaux : il est grand temps que le gouvernement français écoute la volonté des citoyens et des professionnels vétérinaires et suive l’exemple des pays voisins qui ont déjà relégué les cirques animaliers au passé.

La lettre des vétérinaires à Nicolas Hulot peut être consultée dans son intégralité ici. Pour plus d'informations, rendez-vous sur PETAFrance.com.
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