Communiqué de presse du 7 Mai 2018 Alliance des opposants à la chasse




 Joli mois de mai ... sauf pour les blaireaux
 Les blaireaux à Nicolas Hulot : M. le ministre au secours !
 Stop au massacre printanier des blaireaux : Pourquoi tant de haine ?
 Mardi 15 mai, la chasse ouvrira dans 74 départements français ! C’est le blaireau qui fera les frais de cette incroyable ouverture de la chasse, alors que nous sommes encore en pleine période de reproduction et d’élevage des jeunes !
Cela, pour permettre à de plus en plus de chasseurs français de pratiquer l’une des chasses les plus cruelles de toutes celles qui existent en Europe : la vènerie sous terre, ou déterrage !
Dans notre pays le blaireau a le triste privilège d’être classé « espèce gibier avec période complémentaire ».
Ce statut, unique en France, a été fait sur mesure pour permettre la pratique du déterrage, nommé aussi « vénerie sous terre » alors que tous les autres modes de chasse sont fermés.
Il est en fait pire que celui d’espèces nuisibles, car les pouvoirs publics n’ont pas à justifier du moindre dégât pour sacrifier des milliers de blaireaux aux chasseurs en mal de partie de chasse pendant le printemps.
Pour pratiquer la vènerie sous terre, les chasseurs, réunis en « équipage », bouchent l’ensemble des entrées de la blaireautière afin que le(s) blaireau(x) ne puissent pas s’en échapper. Ils ne conservent qu’une seule ouverture, par laquelle ils font entrer leurs chiens de terrier pour harceler l’animal dans la galerie.
Acculé, terrorisé, mordu sans cesse, le blaireau va vivre de longues heures de résistance pour lutter pour sa survie et protéger sa portée éventuelle.
Guidés par les aboiements des chiens créancés, les chasseurs creusent, jusqu’à atteindre leur cible. Selon la nature du terrain et la profondeur de la galerie, cette opération peut prendre de 3 à 10 heures ! Une fois mis au jour, le blaireau, stressé et blessé, est saisi à l’aide de pinces métalliques mesurant de 1,5 à 1,8 mètre.
Ainsi extirpé du terrier, il est généralement achevé à coups de dague dans le cœur, de bâton, ou de carabine, et sa dépouille est livrée aux chiens. Il n’est même pas rare que le blaireau, encore vivant, soit jeté aux chiens pour être mis en pièce ; cette pratique a un nom : la curée, elle est destinée à exciter chez eux l’ardeur pour ce genre de chasse.
Pour tenter de « justifier » de ces horreurs, les chasseurs arguent d’une pratique qui serait « traditionnelle ». Ce qui est totalement faux.
Si effectivement cette pratique est assez ancienne, elle était, jusqu’à il y a peu, une chasse tout à fait marginale. C’est sous l’égide de quelques extrémistes de la chasse, et soutenus par la Fédération Nationale des Chasseurs, que la pratique de la vénerie sous terre a pris son essor. Il y a aujourd’hui plus de 3 000 équipages en France ! Soit  donc 70 à 80 000 chasseurs et 120 à 140 000 chiens ! Et aucun quota pour encadrer les prélèvements de blaireaux !
Le blaireau est pourtant loin de pulluler, malgré ce que certains chasseurs osent prétendre. C’est pour cette raison que dans la plupart des pays européens, le blaireau est protégé : Belgique, Angleterre, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Espagne, Italie, Grèce…
Les études scientifiques ont montré qu’en France, les densités de blaireaux sont de 0,1 à 4 ou 5 par kilomètre carré. En Angleterre, ses densités peuvent atteindre 10 individus au kilomètre carré sans que cela n’occasionne de dégâts à l’agriculture ou aux infrastructures.
L’Alliance des Opposants à la Chasse (associations et particuliers), demandent qu’enfin, cette pratique soit interdite en France comme elle l’est dans l’ensemble de l’Europe.
Contact Presse : Pierre Athanaze 06 08 18 54 55
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