Le Sénat s'engage pour laisser tuer en paix



Silence, on tue, le Sénat au secours des chasseurs


Un an de prison. C’est la peine qu’aura à purger un chasseur qui a abattu un coureur de trail d’un tir en pleine tête en 2015, croyant tirer sur un sanglier. Un an de prison, c’est à présent la peine encourue par ceux qui s'opposeront pacifiquement à la chasse de loisir.

L’entrave à la chasse devient une infraction pénale !
Le Sénat a créé jeudi 11 avril un délit d’entrave à la chasse. Le fait de s’opposer à un acte de chasse, qui était jusque là considéré comme une contravention devient une infraction pénale, punissable d’un an de prison et de 30 000€ d’amende
Les chasseurs, qui s’imaginent victimes d’agressions alors qu’ils se promènent tranquillement avec une arme chargée à la main, allèguent également que les opposants à la chasse de loisir maltraitent leurs chiens et leurs chevaux. La majorité des militants qui s’opposent à cette pratique étant membres d’associations de protection et de défense des droits des animaux, cette allégation relève du renversement de responsabilité plus que de l’information. Rappelons qu’un nombre considérable de chiens se font blesser et tuer au cours de ces “parties de chasse”.

Discount sur le permis de tuer
Après la remise spéciale de 50 % sur le prix du permis de chasse aux frais des contribuables et la réouverture des chasses présidentielles à Chambord, le gouvernement Macron semble avoir été hypnotisé par le lobby du tir à vue et sa symbolique ruralité. Pourtant, le nombre de chasseurs ne cesse de diminuer, passant de 2 à 1.3 million en moins de trente ans et la chasse n’est pas appréciée des Français : 71 % ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils se promènent dans la nature en période de chasse, 79 % sont favorables à la réduction de sa durée et 82 % se prononcent en faveur du dimanche comme journée non chassée (source : Public Sénat).

Une mesure bienvenue dans ce féroce tableau... si elle est appliquée !
Dans ce déluge de violence, une mesure positive est à signaler : le renforcement de la sécurité à la chasse et le retrait facilité du permis de tuer en toute impunité des animaux sauvages « en cas de constatation d’un incident grave, ayant pu mettre en danger la vie d’autrui ».  Serait-ce un artifice pour faire passer la pilule ?
S’il est bien certain que le « délit » d’entrave à la chasse sera sanctionné, quel dispositif sera réellement mis en place pour faire appliquer le retrait du permis de chasse en cas de manquement à la sécurité ?

 
Consulter les mesures du Parti animaliste sur la chasse
Contacts presse :
Hélène THOUY, coprésidente, tête de liste : 06.77.80.30.04
helene.thouy@parti-animaliste.fr

Isabelle DUDOUET-BERCEGEAY, coprésidente, candidate : 06.61.16.02.33
isabelle.dudouet-bercegeay@parti-animaliste.fr

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