La voix des sans voix

La radio a été créée en 2015, sa mission est de relayer et donner une voix à celles et ceux qui n’en ont pas en portant les actions et les informations qui les concernent.
Nous sommes un organe de presse bénévole et indépendant qui travaille dans la déontologie journalistique tout en revendiquant le militantisme. Nous développons une programmation qui rend compte de l’activisme dans le respect de toutes ses diversités.
En tant que radio web, nous bénéficions d’une technologie qui nous permet à ce jour d’être au plus près de ceux qui œuvrent à la protection animale et de diffuser sur tout le territoire.
Reportages, interviews, directs, chroniques, agenda, informations, actions, adoptions, nous sommes un son différent.

Nous soutenons les associations, structures, collectifs qui agissent contre l'exploitation animale dans les spectacles, l'expérimentation, les violences sur les animaux, les abandons, l'exploitation dans l’alimentation et dans la mode, l'exploitation animale au service des traditions (chasse, corrida) et en faveur de la faune sauvage ....

Le respect du vivant et de la biodiversité est notre engagement pour l'environnement et la planète.


Aidez-nous à sauver les pollinisateurs sauvages !




Un drame silencieux auquel nous ne sommes pas préparés est en train de se jouer dans nos campagnes.

Un drame qui s'attaque au cœur du vivant et qui nous oblige à réagir, tout de suite, tous ensemble, pour sauver ce qui peut encore l'être...
...et construire des paysages moins hostiles pour les milliards de petites bestioles volantes ou rampantes qui assurent dans nos champs, nos prairies, nos jardins, la reproduction, la protection et la persistance de 80 % des plantes à fleur de la planète - et des trois quarts des végétaux destinés à l'alimentation humaine.
Ces alliés essentiels disparaissent à un rythme qui n’a encore jamais été observé à l’échelle de l’humanité. 
Selon le dernier rapport sur les pollinisateurs de l'IPBES, le « GIEC de la biodiversité », plus de 40% des espèces d'insectes pollinisateurs (en particulier, abeilles, bourdons et papillons...) sont aujourd'hui menacées d'extinction. (1)
Pire : selon une étude internationale coordonnée par le Professeur Sanchez-Bayo, publiée en février 2019 dans la prestigieuse revue Biological Conservationla totalité des insectes et des pollinisateurs pourraient avoir disparu de la surface de la Terre d'ici quelques décennies seulement(2)
Les experts parlent déjà de la plus grande extinction de masse depuis la disparition des dinosaures. Ils ne parlent pas d'une extinction qui s'étalerait sur des millions, ni même des milliers d'années, mais d'un effondrement brutal, massif, chaque année plus ample et plus rapide. (3)
La première cause de ce massacre est l'agriculture industrielle et la manière dont nous produisons aujourd'hui notre nourriture(4)
Des experts scientifiques, de plus en plus nombreux à sortir dans l’arène politique, nous alertent : ils dénoncent l'omniprésence des pesticides dans notre environnement pour expliquer cette apocalypse.
C’est la raison pour laquelle POLLINIS se bat depuis des années, avec le soutien des citoyens engagés comme vous, pour faire interdire l’ensemble des pesticides tueurs d'abeilles avant qu’il ne soit trop tard...
...et faire connaître, et imposer, d’autres façons de produire notre alimentation.
C'est la priorité ABSOLUE, et nous allons y arriver ensemble, en renforçant encore notre pression sur les représentants politiques !
Mais cela ne suffit pas. 
Une autre urgence s'impose aujourd'hui à laquelle nous devons faire face - en parallèle et sans perdre un instant - si nous voulons sauver les pollinisateurs et favoriser une agriculture qui respecte la vie :
Restaurer d’urgence l'habitat et les ressources des pollinisateurs.
Car l'agriculture intensive n'a pas seulement intoxiqué les sols, les cours d'eau, et jusqu'à l'air que nous respirons. Elle a aussi balafré les paysages, anéanti les zones de floraison naturelles et provoqué la destruction des habitats et des ressources florales nécessaires à la survie des pollinisateurs – précipitant le déclin massif de ces insectes essentiels à l'équilibre de la biodiversité. (5)
En lisière des champs, les arbres, les buissons, les arbustes ont été rasés. Les haies supprimées. 
En France, en l'espace de quelques décennies, plus de 70% des haies agricoles ont été arrachées – soit environ 1,4 million de km d'arbres, d'arbustes et de fleurs. (6) (7)
> 700 000 hectares de prairies permanentes particulièrement riches en biodiversité, ont disparu entre les années 2000 et 2010.
> 36 750 hectares de milieux naturels et semi-naturels officiellement identifiés comme remarquables (et classés en ZNIEFF : Zones naturelles d’intérêt écologique, floristique et faunistique) ont été détruits entre 1990 et 2012.
Or, ces haies, ces prairies, ces espaces naturels agricoles, ces fragments de verdure sauvage, ne servaient pas uniquement à séparer les terrains et façonner agréablement les paysages pour le plus grand bonheur des promeneurs et des amoureux de la nature. 
Ils donnaient surtout un cadre de vie naturel aux abeilles et aux pollinisateurs sauvages ; un garde-manger aussi bien qu'un refuge. 
Cette disparition des haies, des prairies et des bocages, accélère leur extinction ; ils ne peuvent plus survivre dans un environnement qui ne répond plus à leurs besoins essentiels : du pollen et du nectar de qualité, issus d'une grande diversité de plantes dont les floraisons s'étalent du printemps à l'automne, capable de nourrir leur progéniture, leurs larves et leurs chenilles. (8)
Ces précieux insectes doivent aussi trouver autour d'eux de l'eau, des plantes et de quoi construire leurs nids (pétales de fleurs, résines végétales, sable...) et pondre leurs œufs ; pouvoir se soigner et se protéger des prédateurs, des parasites et des maladies. 
Dans les campagnes, les haies sont ces refuges essentiels à la biodiversité : plantées en réseaux, en bocage ou en « intra-parcellaires », au sein de paysages agricoles que l'on qualifie parfois de « déserts biologiques », elles sont autant de bastions de résistance des écosystèmes. (9)
Et nous devons ensemble leur redonner vie le plus vite possible :
En donnant à POLLINIS les moyens de lancer un vaste programme de restauration des paysages pour pollinisateurs - et pour commencer, de plantation de haies à travers tout le territoire... 
...vous et moi, avec POLLINIS, pouvons espérer mettre en place rapidement les infrastructures écologiques qui sauveront les pollinisateurs et les insectes essentiels à l'ensemble de la chaîne alimentaire et à l'équilibre de notre monde.
Notre association a d'ores et déjà commencé à mettre en œuvre ce Plan de sauvetage des pollinisateurs, avec l'aide d'experts et d'acteurs de terrain partenaires :
>> En Eure-et-Loir, en plein cœur des plaines céréalières de la Beauce, POLLINIS a conçu et financé un chantier de plantation de haies rassemblant toutes les essences de plantes locales essentielles aux pollinisateurs propres à ce terroir. 
Conduit sur les terres d'un agriculteur en conversion biologique, ce chantier a rassemblé aux côtés de l'équipe de POLLINIS plusieurs groupes d'enseignants et d'élèves de lycées agricoles pleinement investis dans le projet.
>> Dans les Pays de la Loire, d'autres chantiers de plantation vont démarrer sur les terrains des dix premiers fermiers partenaires, tous volontaires pour expérimenter chez eux la nécessaire et urgente restauration des habitats et des ressources des pollinisateurs.
Ils sont tous en bio ou en conversion bio, et ils connaissent l’importance de ces précieux insectes indispensables à leurs cultures et à la pérennité de la biodiversité présente sur leurs fermes.
Mais pour avoir un impact fort, POLLINIS doit avoir les moyens d’étendre ces projets à l'ensemble du territoire, en replantant dans nos campagnes des milliers de haies, d'arbres, d'arbustes et de buissons qui accueilleront à nouveau les pollinisateurs sauvages...
C'est pourquoi je fais appel à vous aujourd'hui, pour que nous réalisions ensemble cet objectif ambitieux : 
Créons ensemble à travers le territoire national un véritable réseau de haies et de paysages favorables aux pollinisateurs sauvages et à la biodiversité - en coopération avec les agriculteurs volontaires, les bureaux d'études en agroforesterie, les entomologistes experts en pollinisateurs sauvages, les botanistes...
...et tout un réseau d'acteurs de terrain avec lesquels nous sommes déjà engagés pour un grand nombre de chantiers de plantation.
Tout cela a un coût, évidemment :
Il faut payer ces experts qui établissent les cahiers des charges spécifiques à chaque région pour tenir compte au mieux des besoins des pollinisateurs locaux... acheter les outils et le matériel nécessaires, les jeunes arbres et arbustes labellisés « Végétal local » - pour ne pas favoriser les plantes invasives étrangères aux terroirs sur lesquels on travaille... financer le déplacement sur le terrain des bénévoles – et notamment des professeurs et des élèves de lycées agricoles qui participeront à d'autres chantiers de plantation à nos côtés... (10) (11)
Pour faire vivre cet espoir et donner un élan massif à ce plan de sauvetage, nous faisons appel à l'engagement et à la générosité de toutes les personnes qui ont à cœur de protéger les pollinisateurs et les insectes indispensables à la biodiversité et à la transmission de la vie.
Pouvez-vous par votre don aider POLLINIS à mener à bien ce plan de sauvetage ?
Chaque don sera une aide essentielle pour permettre à notre équipe de mener sans tarder son travail de terrain pour restaurer ces haies, mais aussi ces bocages et friches sauvages indispensables à la survie des pollinisateurs.
10, 20, 30 ou 50€, 100€, 200€ - ou même 500 ou 1000€ si vous le pouvez ! Toute contribution sera importante, une pierre à cet édifice écologique et naturel que nous allons construire avec vous pour sauver les pollinisateurs. 
Vous serez, en tant que donateur, régulièrement informé de l'avancée de cette opération, et chaque compte-rendu d'un nouveau chantier de plantation vous permettra d'apprécier concrètement la traduction positive, directe de votre don dans le paysage. 
► JE CONTRIBUE A RESTAURER L'HABITAT DES POLLINISATEURS
Faire interdire tous les pesticides tueurs d’abeilles de notre environnement doit nécessairement s’accompagner d’un combat pour préserver ou restaurer les milieux naturels dont les insectes et la biodiversité ont besoin. 
Nous nous battons sur tous ces fronts, mais nous ne pourrons mener à bien ce projet sans votre aide.
Si nous, citoyens engagés et responsables de ce que nous laisserons aux générations futures, n'agissons pas immédiatement tous ensemble pour préserver notre environnement, une chose est sûre : les grandes étendues de monocultures de l'agriculture intensive continueront de se multiplier, les haies protectrices des pollinisateurs continueront d'être arrachées... 
Et les abeilles, bourdons, syrphes et papillons dont dépend notre chaîne alimentaire continueront de disparaître jusqu'à l'extinction totale.
C’est pourquoi aujourd'hui, plus que jamais, votre contribution est vitale pour enrayer la disparition des insectes et des pollinisateurs.
Alors, un grand merci par avance pour votre générosité et votre soutien dans ce combat, au nom des enfants et petits-enfants à qui nous allons léguer notre planète.
► JE FAIS UN DON

Pour aller plus loin :
(2) Francisco Sánchez-Bayo, Kris A.G. Wyckhuys – Worldwide decline of the entomofauna: A review of its drivers, Elsevier, April 2019
(4) Benton T.G., Bryant D.M., Cole L. & Crick H.Q.P. (2002). Linking agricultural practice to insect and bird populations: a historical study over three decades. Journal of Applied Ecology, 39, 673-687.
(6) S. Guillerme, B.Alet, G. Briane, F. Coulon, E. Maire – L’arbre hors forêt en France, diversité, usages et perspectives.
(7) Enquête TERUTI-LUCAS (Pointereau, Coulon, 2015) : même si les haies ne sont plus soumises aujourd'hui à un arrachage systématique, elles continuent de régresser. Entre 2006 et 2012, les haies et les rangées d'arbres ont reculé de 8 000 ha/an, soit la surface de 11 428 terrains de football.
(8) A.Ebeling, A-M. Klein, J. Schumacher, W. Tscharntke : How does plant richness affect pollinator richness and temporal stability of flower visits ? 
(9) J. Baudry, A. Jouin : De la haie au bocage. Organiation, dynamique et gestion. INRA Paris, 2003

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