La voix des sans voix

La radio a été créée en 2015, sa mission est de relayer et donner une voix à celles et ceux qui n’en ont pas en portant les actions et les informations qui les concernent.
Nous sommes un organe de presse bénévole et indépendant qui travaille dans la déontologie journalistique tout en revendiquant le militantisme. Nous développons une programmation qui rend compte de l’activisme dans le respect de toutes ses diversités.
En tant que radio web, nous bénéficions d’une technologie qui nous permet à ce jour d’être au plus près de ceux qui œuvrent à la protection animale et de diffuser sur tout le territoire.
Reportages, interviews, directs, chroniques, agenda, informations, actions, adoptions, nous sommes un son différent.

Nous soutenons les associations, structures, collectifs qui agissent contre l'exploitation animale dans les spectacles, l'expérimentation, les violences sur les animaux, les abandons, l'exploitation dans l’alimentation et dans la mode, l'exploitation animale au service des traditions (chasse, corrida) et en faveur de la faune sauvage ....

Le respect du vivant et de la biodiversité oblige aussi à s'engager pour l'environnement et la planète.

Expérimentation animale : la France s’assoit sur la réglementation


Les 3R ne sont pas respectés

Une directive européenne de 2010 prônait déjà les 3R :  Remplacement par une méthode non animale, Réduction du nombre d’animaux utilisés lorsqu’il est supposé impossible de faire autrement, Raffinement de leurs conditions de vie respectant au mieux leurs besoins et diminution de leurs souffrances.
Actuellement, aucun effort public n’est fait pour développer les méthodes non animales. Au contraire, puisque l’utilisation des animaux dans la recherche est passée de 1,77 à 1,92 million de 2014 à 2016 (de 1 103 à 3 508 primates non humains). Les conditions de vie des animaux de laboratoire, montrées dans cette vidéo, restent abominables. Les « stades sévères » (lisez « mises à mort ») lors des expérimentations représentent 16,7 % en France en 2016, contre 7,4 % en Allemagne et 5,6 % au Royaume-Uni.  Pour « l’enseignement », trente fois plus d’animaux sont utilisés en France qu’au Royaume uni (34 280 et 1438 respectivement) .


Tant de morts... Pour pas grand chose
Rien ne justifie une hécatombe de cette ampleur. Les laboratoires de recherche français publient moins d’articles dans les revues scientifiques notamment médicales que leurs collègues anglais ou allemands, et l’enseignement supérieur français n’est pas d’une qualité trente fois supérieure. Le nombre exact d’études ayant une réelle application pratique issues du sacrifice de ces millions d’êtres vivants dotés de sensibilité n’est pas connu et certains chercheurs l’admettent eux mêmes : la raison profonde d’expériences menées sur les animaux n’est parfois pas l’avancée de la science mais bien l’avancée de leur carrière.

“Nous ne sommes pas des rats de 70kg”
Au-delà de la remise en question éthique de l'expérimentation animale, nous pouvons constater sa faible pertinence. Comme le souligne un des experts du rapport de mars 2019 sur l’utilisation des animaux en recherche et les alternatives à l'expérimentation animale publié par l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) « nous ne sommes pas des rats de 70 kg ». 

À la lumière de ce rapport et des données disponibles, le Parti animaliste propose d'amender la directive européenne 2010/63/UE afin qu’elle soit plus contraignante sur la mise en œuvre et le développement des alternatives non animales (dites méthodes de remplacement), et s'engage sur 4 autres axes dans son programme pour les élections européennes :

 
  • Supprimer progressivement l’expérimentation animale
  • Renforcer l’action de l’ECVAM (Centre Européen de Validation des Méthodes Alternatives)
  • Améliorer la protection des animaux utilisés à des fins de recherche
  • Développer l’éthique dans l’éducation et l’enseignement
Le détail des mesures pour chacun des axes

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