Mercredi 27 novembre



Nice 50e Édition De The Earthlings Experience

Datemer. 27 nov. 2019 18:15 – 20:00 Heure d’Europe centrale - Paris
Où ?Place Massena, Nice, France (plan)
 
Place Masséna, angle Piétonne, près de l'arrêt du tram Masséna.

Thème : Le Téléthon et l'expérimentation animale.

Une myopathe nous dit :
"Si vous voulez vraiment aider les malades, ne donnez plus au Téléthon et financez la recherche scientifique qui n'utilise pas les animaux. Merci."

CHIFFRES :

Selon les derniers chiffres du ministère, 1,9 million d'animaux ont servi à la recherche scientifique en 2015 en France, à 71% pour des produits et appareils médicaux, mais aussi pour la sécurité alimentaire ou l'industrie chimique.

Si personne ne sait combien d'animaux sont directement concernés par les programmes de recherche que finance l'AFM Téléthon, l'Association française contre la myopathie qui gère les fonds récoltés, a officiellement reconnu ce financement.

Sur les 2 millions d'animaux utilisés chaque année en France dans les laboratoires, 3000 sont des chiens. Des Beagles surtout, mais aussi des Briards et des Goldens Retrievers.

LE CALVAIRE DES CHIENS DU TELETHON :

Des chiens sont donc élevés en France afin qu'ils développent une maladie des muscles paralysante. Ils passent leur vie à lutter pour marcher, déglutir et même respirer.

Les chiens sont génétiquement sujets à différents types de dystrophie musculaire (DM), y compris la myopathie de Duchenne (DMD) qui est particulièrement grave. Ces maladies ravagent leurs corps et se traduisent par une perte et une faiblesse musculaire progressive. La plupart des chiens n'atteignent jamais l'âge adulte. Certains sont complètement handicapés avant même d'avoir atteint l'âge de 6 mois, et la moitié d'entre eux subissent une mort atroce avant l'âge de 10 mois.

Certains chiens finissaient par ne plus pouvoir manger et devaient alors être nourris au moyen d'un tube débouchant dans leur estomac. Les chiens survivants développent par la suite des problèmes cardiaques au fur et à mesure que la maladie attaque et affaiblit leur muscle cardiaque.

GAINS DU TELETHON :

Chaque année, à l'issu du marathon télévisuel, les dons du Téléthon atteignent près de 100 millions d'euros. En 2015, la cagnotte s'est ainsi élevée à plus de 93 millions d'euros.

TEMOIGNAGE D'AUDREY JOUGLA, ENQUETRICE ET AUTEURE :

Audrey Jougla, journaliste et auteure du livre "Profession : animal de laboratoire", a visité un laboratoire où étaient conduites des recherches sur la myopathie de Duchenne, financées en partie par l'AFM Téléthon. Elle raconte son enquête :

"Montrer comment s’effectue la recherche irait à l’encontre même des objectifs du Téléthon et surtout de sa méthode : l’impact émotionnel. Les chiens ne peuvent plus s’alimenter, et vivent donc avec une sonde pour être nourris, ils ont des difficultés respiratoires et motrices très lourdes. Certains chiots ressemblent déjà à des robots et ne font quelques pas qu’au prix d’un essoufflement accablant. Cette réalité occultée par l’AFM Téléthon, dont les affiches sont présentes dans les couloirs du chenil, est très dure à supporter."

REGLEMENTATION DE L'EXPERIMENTATION ANIMALE :

Voici la règlementation en vigueur. Est-elle suivie ? À voir les vidéos filmées en caméra cachée, non :

C'est une réglementation très stricte qui protège les animaux tant que l'objectif de l'expérimentation n'est pas compromis :

Dans son communiqué de décembre 2018, PETA France assure que les alternatives à l'expérimentation animale sont "plus efficaces", "plus fiables" et "plus adaptées à l'humain". Des affirmations que les scientifiques réfutent en bloc. "On ne fait pas ça pour le plaisir, les scientifiques ne font pas joujou avec les animaux", assure à l'AFP Caroline Le Guiner, experte en thérapie génique du muscle. Avec 400 chercheurs, elle avait signé une tribune parue le 1er décembre 2017 dans Libération, intitulée "Assez de caricatures sur l'expérimentation animale". Ils y rappellent que les conditions de ces expérimentations sont rigoureusement encadrées, et encore davantage ces dernières années, au fur et à mesure que montaient les préoccupations liées au bien-être animal.

LES 3 R. :
Une directive européenne, transposée en droit français en 2013, met en avant le principe des "3R" :

REMPLACER (le recours aux animaux par d'autres méthodes quand c'est possible),

RÉDUIRE (le nombre d'animaux nécessaires à une étude),

RAFFINER (c'est-à-dire diminuer les contraintes imposées aux animaux).

Les projets utilisant des animaux doivent être examinés par des comités d'éthique et autorisés par le ministère de la Recherche.

Souffrances :.
Les réglementations européenne et française stipulent qu'il est obligatoire de soulager les souffrances de ces animaux, à moins que cela ne soit incompatible avec l'objet de la procédure. "Des mesures (doivent être) prises pour mettre fin dans les délais les plus brefs à toute anomalie ou à toute douleur, toute souffrance, toute angoisse ou tout dommage durable constatés qui pourraient être évités", dit notamment le décret n°2013-118.

Utilisation d'alternatives :.
Il est interdit depuis 1986 d'utiliser un modèle animal dans le cas où il existe un modèle alternatif satisfaisant sur le plan scientifique

METHODES ALTERNATIVES :

Les méthodes alternatives, largement sous-financées, constituent la bonne science :

-Recherche in-vitro (cultures de cellules, de tissus, d'organes)

-Méthodes in silico (modélisation informatique)

-Études épidémiologiques

-Recherche clinique

-Autopsies

De plus en plus de chercheurs joignent leurs voix à celles des associations de défense des animaux pour mettre en cause la pertinence scientifique de ces méthodes.

L'association Antidote Europe, qui rassemble des chercheurs éminents opposés à l'expérimentation animale pour des raisons strictement scientifiques, explique ainsi :

"Il est très important que le public apprenne qu’il n’y a pas consensus au sein de la communauté scientifique et médicale. Beaucoup de questions (dont la pertinence du « modèle animal ») font débat. C’est important parce que plusieurs réglementations dont notre santé dépend se fondent sur l’hypothèse que le « modèle animal » serait pertinent pour prévoir les réactions physiologiques humaines."

AUCUN ANIMAL N'EST LE MODÈLE BIOLOGIQUE DE L'HOMME.



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