Communiqué de presse – contre les animaux sauvages dans les cirques –



Le cirque Roger Lanzac prévoit de s’installer du 27 mars au 24 mai derrière le centre
commercial Milénis aux Abymes. Ce qui n’a pas été dit au centre commercial, c’est que le
cirque arrive avec des fauves et avec leur dresseur Emanuele Farina, qui était ces derniers

mois à la Réunion et à Mayotte avec le cirque Achille Zavatta (https://www.code-
animal.com/achille-zavatta-un-petit-voyage-de-onze-heures-pour-les-animaux/).

Pourquoi les cirques dissimulent-ils la présence des animaux avant de s’installer ?
Parce qu’ils savent qu’aujourd’hui, la présence d’animaux sauvages dans les spectacles peut
être mal vue et engendrer des réticences de la part des villes et des lieux qui les accueillent. Il
est plus facile de s’installer et de résister aux tentatives d’expulsion, que de prévenir et de
risquer d’être interdit d’installation.
Aujourd’hui en France, plus de 400 villes (dont une centaine de plus de 10 000 habitant·es –
http://www.cirques-de-france.fr/les-communes-qui-agissent-en-faveur-des-animaux)
demandent au gouvernement l’interdiction des spectacles avec animaux sauvages, qui doit
passer par l’interdiction des reproductions et des nouvelles acquisitions de ces animaux par
les cirques et le placement des animaux, quand cela est possible et bénéfique, dans des
sanctuaires. Nous attendons depuis l’automne que le Ministère de la Transition Écologique
formule ses mesures pour le bien-être de la faune sauvage captive en France.
Pourquoi interdire les spectacles d’animaux sauvages ?

Parce que, comme l’exprime la Fédération des Vétérinaires d’Europe depuis 2015 en se
basant sur une large revue de la littérature scientifique et sur des discussions approfondies :
Ces animaux ont le même patrimoine génétique que leurs homologues dans la nature et
conservent les pulsions et besoins de leur comportement instinctif naturel. Les besoins
des mammifères sauvages non domestiqués ne peuvent être satisfaits dans un cirque
itinérant, en particulier au niveau de l’habitat et de la possibilité pour eux d’exprimer des
comportements naturels.
Chez certains animaux, les conséquences psychologiques ne sont pas apparentes. Chez
beaucoup d’autres, on observe notamment des stéréotypies, c’est-à-dire des comportements
répétitifs, sans but apparent. Les fauves que l’on voit tourner en rond dans leurs cages ne sont
pas impatients d’aller en piste – souvent, ils compensent de cette manière une frustration (de
ne pas pouvoir explorer ou marquer un territoire, de ne pas pouvoir chasser, d’avoir des repas
à heures fixes, de ne pas pouvoir interagir avec leurs congénères, de ne pas pouvoir se
défendre contre le dressage...).
Le plaisir de voir un fauve en face de soi ne justifie pas de leur imposer ces conditions
inadaptées et cruelles.
Que le cirque Roger Lanzac s’installe aux Abymes, oui – mais sans les animaux !
Si le cirque persiste, nous serons présent·es pour manifester devant les chapiteaux.

Plus d’informations : dépliant ACTA / site Code Animal
Contact : Nicolas Marty (nicodria@hotmail.com / 06 90 40 16 93)

Commentaires

Les derniers podcasts