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Dès le 2er mars : "Dans la peau de l'animal" une nouvelle chronique le mardi à 15h30


Delphine Bronzi, vétérinaire devenue comédienne s’est toujours demandée

ce qui se passait dans la tête des animaux qu’elle soignait...Comment nous

voyaient-ils, nous, les humains ? Quelles étaient leurs émotions, leurs

sensations ? Elle a eu envie d’explorer cette sensibilité de l’animal en

poussant l’anthropomorphisme à son paroxysme, en donnant à ses

personnages animaliers un langage très humain, très imagé, drôle, tendre...

Durant le confinement, elle se sentait comme « une lionne en cage » et a

voulu enfin donner corps aux animaux qu’elle avait croisés durant sa

« première vie ». Alors, elle a fabriqué de petits films de manière très

artisanale avec uniquement ce qu’elle avait sur place: elle a utilisé « sa cage

dorée » comme un espace de liberté et de poésie. Elle est entrée dans la

peau de l’animal, elle s’est regardée dans ce miroir au sens propre comme

au sens figuré, en façonnant artisanalement ses petits films. “Ses animaux”

sont tous des autoportraits révélant une part d’enfance, de souffrance, de

fantaisie, de joie: au fond d’elle Kiki, Cricri, Flip-Flop et tant d’autres ne

demandaient qu’une chose : « Avoir la parole ».

Les portraits


Cette série de portraits trouve ses origines dans « la première vie de

vétérinaire » de Delphine Bronzi.

Dès son entrée à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, Delphine s’inscrit

dans un cour de théâtre, sa sensibilité et sa fantaisie, qu’elle doit contenir

lors de ses études, peuvent alors s’exprimer pleinement.

Durant 15 ans, elle parcourt la France pour faire des remplacements, en

parallèle, elle continue de jouer dans une compagnie de théâtre.

Lors des ses consultations, elle croise une multitudes de « personnages tant

humains qu’animaliers », elle évolue dans un véritable bouillon d’émotions et

d’histoires ...Elle prend des notes, remplit des carnets.

Elle passe ses journées à écouter les confidences des clients. Elle entre,

alors, dans leur intimité, dans leurs blessures, dans leur vie où l’animal est un

membre de la famille à part entière. Il occupe à la fois la place de

compagnon, de confident, « d’enfant rêvé ». Il absorbe tout ce que vit son

maitre, y compris ses maladies. Il n’est pas rare de retrouver les mêmes

pathologies chez l’animal et le maitre. Les clients viennent faire soigner leur

animal mais, bien souvent, c’est eux qui se soignent à travers leur

compagnon. Le vétérinaire devient alors une oreille très attentive aux

confidences humaines.

L’animal révèle des aspects de notre société, ses déviances.


En 2013, Delphine fait le grand saut et passe totalement de l’autre côté du

miroir: elle se consacre uniquement à son art.

Aujourd’hui, elle a envie de raconter, à travers cette série de portraits, les

situations les plus cocasses, les plus absurdes, les plus drôles mais aussi,

les plus dramatiques qu’elle a vécue durant sa carrière...

Les personnages sont les animaux eux mêmes. Le cadre fixe, face caméra

s’inspire de la série des DESCHIENS de Jérôme Deschamps et Macha

Makeïeff.

Ce sera un portrait en creux d’elle-même, de la Doctoresse.

Les animaux se confient sur leurs souffrances, leurs joies, leur vie, leurs

victoires, leurs amours, leurs maladies, mais surtout sur leur rapport avec

leurs maitres et donc, avec Nous, les humains. Ils ne mâchent pas leurs

mots. Ils peuvent aussi avoir cette naïveté qu’on trouve chez les enfants.

D’ailleurs, ils occupent souvent la place de l’enfant pour les maitres.

Il nous parlent d’amour: de ce qu’ils éprouvent pour leurs congénères, pour

les personnes qui les entourent. Mais cet amour parfois, peut être toxique,

les maitres oublient les besoins intrinsèques, fondamentaux de leur

compagnon...

Ces portraits sont peu orthodoxes, ils reflètent l’âme un peu folle-dingue et

fantaisiste de Delphine.

Le langage est volontairement très humain, très imagé, drôle, tendre, cru.

Les animaux sont ici des érudits passionnés de cinema ou d’art

contemporain. Ils se posent des questions sur leurs conditions et leurs

droits.

A travers ses portraits, Delphine nous parle de la place de l’animal dans

notre société et pointe du doigt des paradoxes, des bizarreries, des

injustices mais aussi parle très fort du lien et de l’amour que nos bêtes nous

portent.

L’Animal est un miroir de notre Humanité. La Fontaine, Voltaire, Colette l’ont

explicitement montré.



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