L’impact hautement symbolique de Simone VEIL contre la corrida !

Le 30 juin 2011 restera une date mémorable pour notre Fédération : Simone VEIL, en tant qu’ancienne Ministre d’État, signe le manifeste de la FLAC demandant l’interdiction des moins de 16 ans lors de corridas et à terme, leur abolition. L’ancienne Académicienne et Présidente du Parlement Européen ne se contente pas de cette signature mais accompagne le manifeste d’un petit mot où elle évoque la cruauté et la violence émanant de la corrida : https://flac-anticorrida.org/wp-content/uploads/2021/04/Scan0850.jpg


Aussitôt, la FLAC adresse une dépêche à L’AFP qui relaie immédiatement. L’impact ne se fait pas attendre : la presse et deux télévisions nationales s’en font l’écho. Aux dires même d’une Députée, la nouvelle de cette signature se répand dans tout l’Hémicycle. Le monde taurin accuse le coup… Un de ses responsables très connu, il se reconnaitra, tiendra des propos ignobles et dégradants à son égard. Et pour cause : parmi leurs arguments contre nous, l’un est particulièrement récurrent : le fait d’utiliser des termes comme « torture », « cruauté » ou « barbarie » au sujet de la corrida est parfaitement indécent au regard de celles et ceux qui ont connu pendant la guerre cette « torture », cette « cruauté » ou cette « barbarie ». Que tous ces beaux esprits aficionados osent donner des leçons de souffrance à Simone VEIL ! Qu’ils ne se gênent pas… Nous avons eu l’occasion d’avoir l’un de ses fils au téléphone. Il nous a bien confirmé que tout comme lui, sa maman détestait la corrida. Que cela l’indignait ! Ce serait d’ailleurs intéressant de savoir si les 12 petits enfants de Simone VEIL connaissent sa prise de position ? Pour toutes ces raisons, compte tenu de son parcours particulièrement douloureux, cette signature prend une valeur hautement symbolique. Une barbarie, à des degrés divers, reste une barbarie ! Ce n’est pas un hasard si la Parlementaire Samantha CAZEBONNE, dans le cadre de la protection de l’enfance, cite régulièrement Simone VEIL. Nous ne la remercierons jamais assez…