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Néonicotinoïdes : Exprimez votre colèreen participant à la consultation publique

En guise de bonne année, le gouvernement a discrètement mis en ligne une consultation visant à justifier la réautorisation des insecticides « tueurs d’abeilles » pour le traitement des betteraves à sucre produits par Bayer-Monsanto et Syngenta . Cette consultation se termine dans 10 jours exactement.


Nous avons appris dernièrement qu’à peine 50 contributions ont été adressées au ministère de l’Agriculture ! D’autant que le dossier accompagnant cette consultation s’appuie sur un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation et de l'environnement (ANSES) dont la longueur cache mal la vacuité ! Dans cet avis, rien n’est dit de l’impact de ces produits toxiques sur les vers de terre, sur l’ensemble des insectes (sauf sur les malheureuses « abeilles domestiques » dont les effets sont avérés), quasi rien sur les oiseaux, les batraciens ou les poissons. Et encore moins sur la pollution de l'eau, de l'air et de l'alimentation... Afin de ne pas laisser croire que nous aurions mis en sourdine notre opposition à la réautorisation des néonicotinoïdes, vous pouvez copier l’argumentaire ci-dessous (ou de préférence l’adapter) et vous connecter à la consultation mise en ligne par le ministère de l’agrochimie. Nous devons les ensevelir sous des courriels de protestation en postant des contributions marquant notre opposition au grand retour des néonicotinoïdes.

#BEETOO

Texte à copier et/ou amender puis le coller sur l’espace dédié à la consultation publique : Accédez à la consultation publique

Modèle de texte à copier/coller : « Par la présente, je me permets de vous faire part de mon opposition à l’égard de la réautorisation des insecticides contenant les substances actives imidaclopride ou thiamethoxam produites par les multinationales Bayer et Syngenta. Comme vous le savez, au regard de la réglementation européenne, cette réautorisation ne peut qu’être dérogatoire, strictement limitée dans le temps et dans l’espace et justifiée par une menace réelle et dûment vérifiée. Or, l’avis de l’ANSES n°202°-SA-0124 est un concentré d’imprécisions qui ne peut que remettre en cause la volonté du gouvernement de réautoriser, nationalement, ces insecticides « tueurs d’abeilles ». En page 9 de l’avis, les experts de l’agence écrivent "l’évaluation des risques n’a pas pu être finalisée pour le thiamethoxam". Plus loin, "pour les larves, la valeur de toxicité utilisée est provisoire". Encore plus loin, "les études en champ avec mesures de résidus dans des cultures suivantes n’ayant pas été considérées suffisamment robustes par l’agence européenne, une évaluation n’a pas pu être réalisée". Ou encore et encore "Aucune étude en champ évaluant les effets à court, moyen et longs termes sur les abeilles solitaires n’est disponible […] Il n’est pas possible d’exclure un risque pour les abeilles, les bourdons, et les abeilles solitaires". Pendant ce temps là, les études se multiplient mettant en évidence un effondrement massif et soudain des populations d'insectes. Alors même que l’autorisation de mise sur le marché a été accordée pour ces deux molécules voilà plus de 10 ans, il est pour le moins scandaleux que l’agence française d’évaluation en soit encore à reconnaître qu’elle ne sait rien ou presque quant aux effets écosystémiques. Ce que l’on sait par contre, c’est que la menace, largement amplifiée par la filière betteravière pour obtenir la réautorisation des insecticides néonicotinoïdes, n’est nullement avérée pour la saison 2021. Une réautorisation unilatérale de ces deux molécules, sans tenir compte de la pression réelle des pucerons, contreviendrait, à coup sur à l’article 53 du règlement (CE) européen n°1107/2009. Par cette contribution, je vous demande de bien vouloir mener à bien de nouvelles évaluations permettant d’objectiver la réalité de la « menace » vis-à-vis de la jaunisse du puceron. En attendant, je vous rappelle formellement mon opposition déterminée à la réautorisation des insecticides néonicotinoïdes. »

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